Contrôle technique : Des règles plus exigeantes à partir de mai 2018

controle technique mai 2018

Contrôle technique : Des règles plus exigeantes à partir de mai 2018

À partir du 20 mai 2018, le contrôle technique sera plus strict et plus exigeant, suite à une réglementation européenne adaptée par un Arrêté en France. Parmi les changements, 5 retiennent particulièrement l’attention.

 

  1. Plus de points de contrôle et de défauts à vérifier

À partir du 20 mai 2018, le nombre de points de contrôle passera de 123 actuellement à 132. Par ailleurs, les contrôleurs pourront désormais relever plus de 600 défaillances contre environ 400 actuellement.

 

  1. Trois niveaux de défaillance

Les contrôleurs ne vont plus simplement pointer une défaillance mais devront aussi évaluer sa dangerosité. Selon l’Arrêté qui entrera en vigueur il en existe 3 catégories :

– Les défaillances mineures (139 répertoriées), sans « incidence notable sur la sécurité du véhicule ou sur l’environnement » (témoin de liquide de frein défectueux par exemple). Elles seront juste signalées et prescriront une réparation sans obligation de contre-visite ;

– Les défaillances majeures (349), « susceptibles de compromettre la sécurité du véhicule, d’avoir une incidence négative sur l’environnement, ou de mettre en danger les autres usagers de la route » (essuie-glace manquant, disfonctionnement d’un airbag…). Elles exigeront une contre-visite sous deux mois pour constater la réparation ;

– Les défaillances critiques (127), « constituant un danger direct et immédiat pour la sécurité routière ou ayant une incidence grave sur l’environnement » (freins défectueux, absence de rétroviseur …). Elles impliqueront une contre visite et des restrictions de circulation.

 

  1. Circulation limitée en cas de défaut grave

Les conséquences d’une défaillance critique seront immédiates : le conducteur ne pourra circuler que jusqu’au lieu de remise en état et uniquement le jour du contrôle. Il ne pourra ensuite plus rouler jusqu’à ce que la réparation soit effectuée et constatée par une contre-visite.

Si la réparation et le contrôle ne sont pas faits dans les deux mois ou que le conducteur circule avec le véhicule non réparé, le montant de l’amende encourue est de 135 €. Il sera de 90 € en cas de paiement immédiat. Les forces de l’ordre pourront par ailleurs immobiliser le véhicule et saisir la carte grise.

Notre conseil : Anticipez. Vous pouvez vérifier et constater facilement certaines défaillances critiques avant la visite comme l’absence de rétroviseur, l’usure excessive des plaquette et/ou disques de frein, la panne de feux stop, un siège mal fixé ou un pneu trop usé.

 

  1. Un contrôle technique plus long et à priori plus cher

Tous ces changements entraîneront irrémédiablement un engorgement des centres de contrôle :

–          Avant le 20 mai avec la ruée de ceux qui préfèrent éviter les changements,

–          Après le 20 mai à cause de l’augmentation de la durée du contrôle et de la contre-visite qui impliqueront chaque fois une vérification intégrale du véhicule.

Des répercussions sont donc attendues sur la tarification.

 

  1. Une sécurité renforcée

Obligatoire depuis 1992, le contrôle technique a toujours visé à renforcer la sécurité routière et à mieux œuvrer pour la préservation de l’environnement. La directive européenne d’avril 2014, déclinée dans l’Arrêté qui entrera en vigueur le 20 mai, a pour but d’harmoniser le contrôle technique en Europe pour rendre les routes européennes plus sûres. L’ambition est de réduire de moitié le nombre de morts sur nos routes en 2020 par rapport à 2010.

Il est donc capital de retenir que les nouvelles règles, parce qu’elles sont plus sévères, permettront de mieux préserver la vie de tous et de notre planète.